Les traditions


S’il faut souligner l’importance des traditions, en voici la vision de votre capitaine.

La tradition désigne la transmission continue d’un contenu culturel à travers l’histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial. Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d’identité d’une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective: le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l’enrichir.

Dernier sport, avec l’escrime, ayant une tradition historique (Paléolithique supérieur!), le Tir à l’Arc rejoint, petit à petit, les autres sports, qui, même s’ils n’ont pas démérité, ne peuvent s’enorgueillir de la tradition, multi-centenaire, de l’Archerie.

Il avait, jusqu’ici, un atout supplémentaire: il était héritier de plusieurs siècles de pratique, issu de conflits, de guerres, accroché à notre histoire comme aucun autre, depuis Vercingétorix, en passant par Azincourt, Jeanne d’Arc, la guerre de cent ans, et tous les conflits médiévaux. Au profit de la modernité, de la rentabilité, du « faire-voir », nous perdons nos valeurs.

Le tir à l’arc  n’est pas un sport « spectaculaire » comme on peut le comprendre pour le foot, et autres basket.  C’est un sport intériorisant, comme le Golf, le tir aux armes à feu, et tous les sports de concentration (la pétanque, si si…).

« Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d’identité d’une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective: le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre … et de l’enrichir » Les compagnies s’efforcent de maintenir cet héritage culturel. Nous reconnaîtrons ainsi la Saint Sébastien, le tir à l’oiseau, le bouquet provincial, les tirs du bouquet, du roy, du capitaine.

 « et de l’enrichir » : A ce titre, Il est nécessaire de distinguer la grande tradition, liées à l’histoire de l’Archerie, et « les traditions » petits apports qui font la richesse de a compagnie. L’ensemble de ces petites traditions qui font que les archers se sentent bien chez nous.

Si nous regardons chez nos voisins, il en est de même, ainsi trouverons nous dans chacune des compagnies des petites particularités, toutes aussi séduisantes les unes que les autres. Le roy doit tailler l’oiseau à la main par ci, faire un décor avec l’os d’un méchoui par-là, et encore bien d’autres « petits trucs » amusants.

Il ne tient qu’à nous de transmettre et d’enrichir nos petites traditions afin de permettre ce « bon vivre » qui nous caractérise.

Parmi les dernières évolutions, tout en gardant le support des grandes traditions,  nous avons mis en place un oiseau pour les archers adultes débutants. Nous envisageons de placer en traditions le fait que la première galette de l’année soit offerte par le Roy de l’année. Autant de choses appréciées par l’ensemble des acteurs.

De manière indirecte et sans liens avec les traditions séculaires, il est maintenant dans nos « traditions » de participer à certains tirs ludiques (boudins, maroilles, etc.)

O.Ponchard

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